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Camille Over the Rainbow

Juxtaposing couture thoughts and daily wearWednesday, July 4 2012

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(photos by Jacob Khrist)

I came across a most absurd poll this morning courtesy of British Vogue. The million dollar question read as follows: ‘Has Raf Simons exceeded your Dior expectations – who do you prefer in the Dior hotseat?’. Now, correct me if I am wrong, but Mr Simons took over the position about – erm- 5 minutes ago!? Sure couture counts for something. Dior couture even more so. But when a genial craftsman sets out to redefine the very rules of ‘Haute Couture’ (opening the show of a fashion house known for its decadent ball gowns with an all-black tuxedo – inspired by the famous bar jacket – was hardly a random act of madness) surely it’s worth listening to what the man has to say? And that means giving him the time to express the ideas that his first show can only flirt with.

And this first show already said so much! His masterful juxtaposition of past and future, of heritage and modern, is nothing short of revolutionary. Not simply because he has referenced Dior’s pinnacle decade by revisiting the ‘New Look’ silhouette, adding his signature ‘deceptively simple’ savoir faire. Nor because he is a man of his time, looking to create garments that want to be lived in rather than admired. His act is way more political than that. Raf Simons’ manifesto reminds us of something we have long forgotten: ‘Couture is about curating something unique for women’. Mass production is hurting not only the essence of fashion but also, and more importantly, the earth we live on. So forgive me for going all ‘green’ on y’all, but any man who stands up for craft and – god forbid I utter the word – wearable couture, in the name of fighting ‘disposable fashion’, certainly gets my vote.

Meanwhile in the land of outfit posts, today’s guise comes as a bit of a shock given the above (rather intense) ramblings. It’s back to old favorites: easy, breezy, sporty. Topped off with some wearable construction. Am I not sick of this recurring aesthetic? Can’t say I am. Are you? That’s an altogether different matter. So do spill your thoughts on my protégé’s (not sure my junior/inexperienced/amateur status allows me to call him that, but just indulge me, will ya) contemporary take on formal wear, and while you’re at it do let me know if my own attire tickles your fashion whiskers. Toodles.

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Je ne sais pas ce que vous avez pensé du grand début de Raf Simons chez Dior, mais personnellement j’ai été choquée de découvrir chez Vogue ce matin un sondage des plus absurdes: ‘Raf Simons s’est-il montré à la hauteur ? Préfériez-vous l’ère John Galliano’. Rectifiez si je me trompe, mais il me semble que Monsieur Simons détient le titre depuis quoi – 5 minutes à peine? Certes un défilé haute couture ça compte. Un défilé haute couture de la Maison Dior, surement plus encore. Mais quand un génie artistique se donne pour mission de réinventer les règles de la haute couture (débuter le show d’une maison légendaire, réputée pour ses toilettes extravagantes, en faisant défiler un tailleur pantalon noir (inspiré de la fameuse veste bar et sa taille creusée) relève presque du coup d’état politique), la moindre des choses c’est d’écouter ce qu’il a à dire, non? Le ton est donné. Saurons-nous suivre le maître du ‘minimalisme travaillé’ là où il veut nous mener?

En effet, bien que ce n’est que le premier, son show en dit déjà long sur les nouvelles couleurs de la maison. La juxtaposition mesurée entre le passé et le futur, entre l’héritage Dior et le besoin de renouveau. La redécouverte de la cultisme silhouette ‘New Look’, proposée aujourd’hui dans une esthétique minimaliste, d’une ‘simplicité trompeuse’ qui est propre à Raf. Le pari de créer des vêtements coutures dans lesquels il fait bon de vivre. De dépasser la robe qui n’a sa place que sur le tapis rouge. La volonté de revenir à l’essence même de la Haute Couture: dessiner pour les femmes des pièces uniques et nouvelles. Autant de raisons qui montrent que le nouveau directeur artistique ne s’est pas contenté de dessiner un vestiaire pour l’hiver prochain. Son manifeste s’attaque au fléau qui ravage notre époque: le phénomène du ‘tout-jetable’. Et tout créateur qui cherche à revenir à des valeurs plus respectueuses de notre planète, tout en proposant des pièces dans l’ère du temps aura mon vote. C’est mon dernier mot Jean-Pierre.

Pendant ce temps sur la planète des looks du jour, mon accoutrement vous paraitra un tantinet hors-sujet vu mon monologue ardent ‘sauvons la planète et vive la mode’. Aujourd’hui c’est le retour des grands classiques. Une pincée de tie/dye. Un soupçon de sport. Une cuillère de désinvolture. Pas sûr que je me lasse de ce style pourtant trop vu. Maintenant à vous de me dire si ça vous plait toujours. Et pendant qu’on y est, dites-moi vos impressions sur les offrandes épurées avant-garde de mon cher Raf.

Outfit:
Sweatshirt: Ba&sh (similar here)
Jeans: Ba&sh (similar here or here)
Hightops: Sandro (similar here or here)
Clutch (folded over shopper): Zalando
Necklace: Moxham
Watch: Triwa
Shades: Gucci

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